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Philippe MENGUE

vendredi 23 juillet 2010, par Hélène

Philippe Mengue est philosophe et c’est en 2008 qu’il a rejoint l’UPA.

Retraité depuis 2002, j’ai enseigné en Ecole normale (Evreux, Paris), dans plusieurs lycées, dont à Apt et à l’université d’Aix, ainsi qu’au Collège international de Philosophie à Paris. Je suis agrégé et Docteur d’Etat en philosophie. J’ai publié plusieurs livres et articles en France et à l’étranger. Je contribue régulièrement à la revue Il particolare, dirigé par Hervé Castanet (directeur de l’ECF Marseille), qui touche à la littérature, à la philosophie, à l’art et qui a le mérite d’être une revue de qualité, d’audience nationale, et de provenir de notre région. Mon plaisir d’enseigner, la perte des étudiants et des « terminales » qui me manquent, m’ont conduit à accepter avec plaisir la proposition de mon ami B. Proust de venir à l’UPA faire partager mon amour de la philosophie. J’anime depuis maintenant 10 ans un « café-philo » sur Apt (où je réside) et qui se tient tous les derniers vendredis du mois (voir notre site). Ma vie a été principalement scandée par mes recherches philosophiques. Pour en donner un aperçu, je puis rapidement dire que dans l’après 68, après les concours et une participation amusée au mouvement de contestation, j’ai fréquenté Vincennes puis Saint-Denis où j’ai subi la fascination des enseignements de Gilles Deleuze et J.F. Lyotard. C’est en raison même de mon attirance pour ces auteurs que j’ai été amené à me projeter dans la pensée de Jacques Lacan. C’est donc dans cet espace de tension théorique que j’ai été conduit à faire une thèse sur Sade (L’Ordre sadien, 1986, avec Lyotard et Deleuze, publié chez Kimé en 1996) qui m’a confronté au problème des rapports du désir et de la loi, en me référant particulièrement à Kant, tout en me soutenant des orientations lacaniennes. Puis ce furent des études sur Deleuze (Deleuze ou le système du multiple, Kimé, 1994 ; Deleuze et la démocratie, L’Harmattan, 2004). Comme on le voit, je réfléchis donc principalement depuis longtemps à la question de l’éthique du désir dans son rapport à l’histoire et au politique (La philosophie au piège de l’histoire, La Différence 2004). Dans la poursuite de ces questions, je viens de publier une étude sur les conditions de la formation d’un peuple en faisant travailler certaines notions deleuziennes, comme celles de ritournelle, fonction fabulatrice, peuple à venir, etc. (Peuples et identités, La Différence, 2007). Je suis particulièrement heureux de pouvoir rencontrer dans le cadre de l’UPA des personnes animés de curiosité philosophique et d’échanger avec eux nos différentes réflexions.