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Présentation du cours de Muriel DAMON (octobre 2008)

jeudi 9 octobre 2008, par Hélène

Muriel Damon propose 3 séances de cours sur « Utopie et réalité » : « En publiant en 1516 un livre intitulé L’Utopie, discours sur la meilleure constitution d’une république, Thomas More invente le mot « utopie ». Invente-t-il par la même le concept ? Quoique l’imagination de mondes meilleurs, qui sont « nulle part », soit bien antérieure à l’invention du mot, Thomas More fonde un genre nouveau au croisement de la littérature, de la politique et de la philosophie et inaugure une nouvelle manière de penser, caractéristique de l’humanisme, en rupture avec la pensée médiévale mais aussi avec l’héritage platonicien redécouvert. Mon projet est d’analyser cette double rupture et de montrer en quoi l’utopie, qui n’est pas de ce monde ou d’un autre mais qui néanmoins pourrait être en ce monde, ouvre la voie de la modernité avec l’idée que l’homme est un être qui se fait dans l’histoire et n’est pas ce qu’il est. En effet l’utopie est utopie car elle est inséparable du recours à la fiction ; elle est par là même un genre littéraire. Mais l’artifice littéraire est subordonné à l’exigence politique de construire un monde humain meilleur et donc à la conviction qu’un autre homme est possible. Quel a été le devenir de l’utopie pour que de cette tension de l’imaginaire et de la réalité qui crée le possible, fondatrice de l’utopie, il ne reste au XXIe siècle que l’idée de chimère ? ».

Plan prévu pour ce cours :

  • Dans un premier cours, on cherchera à dégager rapidement les caractéristiques de "l’Utopie" de More puis à analyser la rupture avec la philosophie politique médiévale.
  • Dans un deuxième cours, il s’agira d’analyser la rupture avec Platon et de montrer que cette double rupture inaugure la modernité.
  • Et dans un troisième temps, on évoquera les critiques de l’utopie et notamment la critique nietzschéenne.