Retraité depuis 2002, j’ai enseigné en Ecole normale (Evreux, Paris), dans plusieurs lycées,
dont à Apt et à l’université d’Aix, ainsi qu’au Collège international de Philosophie à Paris. Je
suis agrégé et Docteur d’Etat en philosophie. J’ai publié plusieurs livres et articles en France
et à l’étranger.
Je contribue régulièrement à la revue Il particolare, dirigé par Hervé Castanet (directeur de
l’ECF Marseille), qui touche à la littérature, à la philosophie, à l’art et qui a le mérite d’être
une revue de qualité, d’audience nationale, et de provenir de notre région.
Mon plaisir d’enseigner, la perte des étudiants et des « terminales » qui me manquent, m’ont
conduit à accepter avec plaisir la proposition de mon ami B. Proust de venir à l’UPA faire
partager mon amour de la philosophie. J’anime depuis maintenant 10 ans un « café-philo » sur
Apt (où je réside) et qui se tient tous les derniers vendredis du mois (voir notre site www.café-
philo.fr).
Ma vie a été principalement scandée par mes recherches philosophiques. Pour en donner un
aperçu, je puis rapidement dire que dans l’après 68, après les concours et une participation
amusée au mouvement de contestation, j’ai fréquenté Vincennes puis Saint-Denis où j’ai subi
la fascination des enseignements de Gilles Deleuze et J.F. Lyotard. C’est en raison même de
mon attirance pour ces auteurs que j’ai été amené à me projeter dans la pensée de Jacques
Lacan. C’est donc dans cet espace de tension théorique que j’ai été conduit à faire une thèse
sur Sade (L’Ordre sadien, 1986, avec Lyotard et Deleuze, publié chez Kimé en 1996) qui m’a
confronté au problème des rapports du désir et de la loi, en me référant particulièrement à
Kant, tout en me soutenant des orientations lacaniennes. Puis ce furent des études sur Deleuze
(Deleuze ou le système du multiple, Kimé, 1994 ; Deleuze et la démocratie, L’Harmattan,
2004).
Comme on le voit, je réfléchis donc principalement depuis longtemps à la question de
l’éthique du désir dans son rapport à l’histoire et au politique (La philosophie au piège de
l’histoire, La Différence 2004). Dans la poursuite de ces questions, je viens de publier une
étude sur les conditions de la formation d’un peuple en faisant travailler certaines notions
deleuziennes, comme celles de ritournelle, fonction fabulatrice, peuple à venir, etc. (Peuples
et identités, La Différence, 2007).
Je suis particulièrement heureux de pouvoir rencontrer dans le cadre de l’UPA des personnes
animés de curiosité philosophique et d’échanger avec eux nos différentes réflexions.