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Page 4 sur 6 4 - L'Université Populaire d'Avignon : un projet qui s'inscrit aussi dans un contexte local Le contexte avignonnais est particulier à plus d’un titre : l’UPA souhaite donc le prendre en compte dans la formulation de ses projets et dans la mise en œuvre de ses pratiques. Avignon et son Université : des liens à renouer — Tout d’abord, Avignon a perdu « l’habitude » d’être une ville universitaire depuis environ 2 siècles, et il conviendrait d’inciter les habitants d’Avignon à se réapproprier peu à peu leur Université. Son passé glorieux de « Cité des Papes » lui avait pourtant permis d’être l’une des premières villes de France (note 2) à accueillir une Université de plein exercice dès le début du 14ème siècle (note 3). Mais la perte d’importance et de dynamisme de la ville, ainsi que la centralisation mise en œuvre après la Révolution de 1789 ont provoqué la disparition de son Université… Jusqu’à son improbable renaissance dans les années 1960 ! Il faudra attendre 1997 pour que toutes les facultés de la ville se réunissent à nouveau dans un magnifique campus, situé dans l’Intra-Muros, qui récupère et complète les anciens bâtiments de l’Hôtel-Dieu. Mais combien d’Avignonnais connaissent leur Université ? Combien sont-ils à savoir que des enseignants-chercheurs de plus en plus nombreux, couvrant une très grande diversité de disciplines scientifiques et littéraires, contribuent ici à l’effort général de transmission et de progression des savoirs et de la culture ? Sans parler du fait qu’une proportion non-négligeable de la population avignonnaise n’a peut-être même pas encore vu « son » campus… Manifestement, Avignon ne s’est pas encore vraiment approprié son Université ; et l’Université n’a pas encore totalement investi et irrigué la ville… L’UPA pourrait ainsi contribuer de différentes manières à accélérer ce processus. Avignon et ses remparts : le « In » et le « Off » — Avignon est l’une des rares villes à avoir conservé l’intégralité de ses remparts du 14ème siècle et à avoir échappé à la « mode » de leur destruction dans la plupart des villes de France vers la fin du 19ème siècle (note 4) . Le centre ville vit ainsi à l’abri de ses remparts, ce qui fait l’un des charmes incontestables et l’un des attraits touristiques les plus frappants d’Avignon. Cependant, la ville souffre aussi de cette situation, car la séparation physique de l’intra-muros et de l’extra-muros stigmatise et renforce les attitudes de ségrégation sociale et urbaine que l’on connaît déjà partout ailleurs en France… Les habitants de l’intra-muros se rendent rarement dans les quartiers de l’extra-muros, et la mixité sociale, l’apprentissage de la vie collective et citoyenne en sont rendus probablement plus difficiles qu’ailleurs. L’UPA pourrait contribuer à faire tomber les remparts dans les têtes, à favoriser les rencontres des diverses composantes de la population. D’ailleurs, cette UPA est le fruit de la rencontre (fortuite) d’un universitaire (habitant et travaillant dans l’intra-muros) et d’un militant d’une association de quartier (vivant et s’investissant bénévolement dans l’extra-muros)… |