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Chers amis UPistes,
Cette année, le 5ème Printemps des UP aura lieu à Bruxelles du 24 au 27 juin 2010. L'UPA n'est pas en mesure d'envoyer des représentants à cette réunion annuelle des UP, mais nous vous en informons au cas où vous auriez la possibilité de vous y rendre.
Voici les premiers éléments du programme du « 5ème Printemps des UP » à Bruxelles, tels qu'ils ont été communiqués par les organisateurs.
Nous proposons à cette étape deux approches possibles, voire complémentaires. 1. C’est le 5ème printemps, une sorte de bilan et d’anniversaire. Les expériences se sont multipliées et diversifiées ; certaines se définissent strictement sur les bases de l’UP de Caen ; d’autres modifient le champ en fonction des promoteurs, de leurs histoires particulières, du potentiel local, ou de problématiques spécifiques. Le risque ( ?) n’est-il pas de voir l’université populaire devenir un concept « bateau » ou une « auberge espagnole » ? C'est-à-dire « récupérable » et que l’on peut vider de son sens « fondateur » ? Et si le 5ème printemps était celui d’un premier bilan, d’un questionnement « critique » par rapport aux principes fondateurs eux-mêmes ? Et si le 5ème printemps « osait » une réécriture – qui serait aussi une appropriation collective – de ses principes fondateurs ? Une réflexion approfondie sur des questions qui ont été débattues dans les printemps précédents ? Quelques pistes de débat sont d’ores et déjà proposées : · La culture et l’échange de savoirs ne peuvent-ils viser de front l’émancipation individuelle ET collective ? · Que signifie aujourd’hui une « démocratisation de la culture » dans un contexte de marchandisation croissance de la plupart des services notamment culturels ? · Voulons-nous combattre la « reproduction du système social et la sélection », le déterminisme socio-éducatif ? et si oui, comment ? comment l’expérience des associations d’éducation populaire pourrait-elle alimenter le caractère « populaire » de nos UP ? · Quel équilibre rechercher entre les approches philosophique, socio-économique et parfois même scientifique des différentes UP ? · Pourquoi l’enseignement de savoirs critiques ne pourraient-ils être reconnus par les universités ? pourquoi l’apprentissage de savoirs critiques ne pourrait-il aboutir à des certifications, validations et autres diplômes ? (comme par exemple à Paris VIII) · S’agissant de formations d’adultes, n’y a-t-il pas des pédagogies spécifiques à mettre en œuvre ? par exemple dans le sens de l’auto-socio-construction des savoirs et des pouvoirs ? 2. Chaque printemps s’est appuyé sur les « ressources locales ». Au vu de notre expérience bruxelloise, formellement brève mais ancrée dans un projet de plus de 30 années, quels aspects spécifiques pourrions-nous apporter pour alimenter le débat des UP ? Là aussi quelques pistes : · L’interculturalité : Notre expérience de l’interculturalité : la Région bruxelloise comporte près de 40% d’étrangers, et dans le quartier où nous nous réunirons coexistent (apprennent à vivre ensemble ? et à « philosopher » ensemble ?) près de 150 nationalités. Sans compter la cogestion de la Région par les deux communautés, française et flamande. De nombreuses pratiques sont issues de la réflexion sur les relations entre les communautés. Comment faire coexister à Bruxelles les approches francophone et flamande, correspondant à des modèles culturels différents, notamment en matière d’éducation populaire ? · La force de l’associatif bruxellois : La spécificité de nos politiques publiques, notamment un Décret sur l’éducation permanente et un autre sur la Promotion sociale qui sont le résultat de luttes du monde du travail pour disposer d’outils d’apprentissage libre et critique. Avec comme corollaire la force des organisations d’éducation populaire, de l’associatif bruxellois : plusieurs centaines d’associations pour 1 million d’habitants ! …. · La spécificité de la pédagogie des adultes en milieu populaire : Notre pratique de la pédagogie des adultes, notamment héritées d’une réflexion et d’une pratique d’alphabétisation des adultes peu commune (une centaine d’associations organisent des cours pour 7000 apprenants). Et nous pensons que cette volonté et ces efforts d’apprentissage chez des adultes peu scolarisés justifie un véritable combat pour la certification de nos actions, pour que tout adulte qui le souhaite puisse reprendre des études … · L’équilibre « liberté » / « institution » : une organisation syndicale, une école sociale, une association d‘éducation permanente, un centre universitaire sont parmi les fondateurs de l’UP de Bruxelles. Quelle relation établir avec l’enseignement traditionnel ? avec les universités ? avec les syndicats ? avec les organisations politiques ? Comment préserver une zone de « pensée critique » sans nier le rôle (et l’utilité) de ces institutions ? sans être « récupérés » par elles ? dans un contexte de grande offre d’éducation traditionnelle et populaire, pourquoi avions-nous besoin d’une « UP » à Bruxelles ? Ce sont deux portes d’entrée … n’hésitez pas à les critiquer … n’hésitez pas à en ouvrir d’autres pour nous permettre de construire un programme cohérent et répondant aux attentes de chacun. Nous espérons recevoir un retour de chacun de vous assez prochainement … Sur le plan méthodologique, nous avons le sentiment qu’un « bon » printemps doit réunir de front plusieurs modes de rencontre : · Il faut des temps formels et informels de rencontre du réseau, que les UP puissent se rencontrer et les représentants apprendre à se connaître ; · Il faut des temps d’échanges de pratiques autour de thèmes, en groupes de travail. · Il faut des temps de « colloque », d’apports plus théoriques ou conceptuels. · Il n’est pas exclu que certains souhaitent découvrir Bruxelles … Nous vous lançons donc un appel à contributions auprès de toutes les UP, expérimentées et récentes, même en projet ou en échec, pour présenter des interventions dans le cadre du programme ci-dessous. Le programme final tenterait d’intégrer –sans aplanir –toutes vos contributions. Le programme serait structuré autour des thèmes suivants : 1. Qu’est-ce aujourd’hui qu’une Université Populaire ? quel bilan tirons-nous de la démarche de Michel Onfray (plate forme de 2002), des projets qui se sont lancés, des réussites et difficultés rencontrées et discutées lors de ces 5 « printemps » : exposé introductif de Philippe CORCUFF (UP Lyon et Nîmes), en vue d’ouvrir le débat sur quelques questions comme : a) Quels publics populaires ? (les deux sens de « populaire ») b) Quelles pédagogies d’appropriation des savoirs ? (apprentissage mutuel, auto-socio-construction, …) c) Le lien entre émancipation individuelle et collective ? d) Les matières « enseignées » : philo ? socio-économique ? toutes matières ? e) Le diplôme comme reconnaissance de la formation ? (par ex le projet Paris VIII et notre projet bruxellois) f) Mobiliser l’interculturalité du public ? (Québec, Bruxelles) g) L’équilibre « liberté » / « institution » ? peut-on penser librement dans une institution ? 2. Reformulation d’une nouvelle synthèse : Michel TOZZI (philosophe, UP de Narbonne) « grand témoin » Pour RAPPEL, pour communiquer, trois possibilités : · Soit vous voulez me contacter personnellement à mon adresse mail
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· Soit vous voulez vous adresser à l’équipe des organisateurs, écrivez alors à
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(cette équipe opérationnelle est constituée de Alain LEDUC, Myriam AZAR et Julie ANTOINE). · Soit vous voulez transmettre un message ou un document à tous les autres invités : envoyez alors celui-ci à
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(pour éviter les spams et mails inutiles, cette liste de diffusion est modérée par les organisateurs). Au plaisir de vous lire, Bien cordialement, Pour l’équipe organisatrice, Alain LEDUC Président UP de Bruxelles.
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