Bernard Proust Un philosophe et son théâtre De l'écriture à la mise en scène Théâtre des Halles du 22 au 24 octobre 2009
Je rêve de pièces (de théâtre) que j'aurais écrites presque complètement et que je livrerais en kit - à monter soi-même - dans un coffret où trouver scénographie, textes, intrigue, personnages, notes de travail et réflexions, images, musique et didascalies -. Le metteur en scène, le régisseur, les acteurs, l'administration du théâtre n'auraient plus qu'à monter le tout, à bricoler, à inventer ce qui manque, à suivre la notice pour que ça marche. Mais je sais bien que ça ne marche pas comme ça, et que ce que je livre est nécessairement inachevé, imparfait, in-fini, et que tout reste à faire...
1. Rétrospective, jeudi 22 octobre 2009, Salle du Chapitre, 20 heures 30. Auteur et acteurs croisent lectures de textes récents et réflexions sur le théâtre. Avec Codrina Pricopoaia, Anne Rougée, Sophie Mangin, Kristof Laurion et Bernard Proust.
2. Spinoza (épreuves), vendredi 23 octobre 2009, Salle du Chapitre, 20 heures 30. Avec Spinoza, je donne les épreuves d'un travail en cours : la scénographie d'une philosophie, la progression dramatique d'une oeuvre, L'Éthique, qui recoupe celle d'une vie. Je mets des textes à l'épreuve de la scène, des textes philosophiques à l'épreuve du théâtre. Nous sommes le 20 août 1672. Spinoza a quarante ans. Il vit chez un peintre et sa femme, à La Haye. Il a interrompu la rédaction de l'Éthique pour publier, anonymement, Le Traité théologico-politique, qui fait scandale. Le 20 août sont assassinés les frères De Witt, les adversaires républicains de Guillaume d'Orange. Il était leur protégé. Avec Codrina Pricopoaia, Jean-François Matignon, Roland Pichaud et Bernard Proust.
3. Habeas corpus, samedi 24 octobre 2009, Salle du Chapitre, 20 heures 30. Avec Alain Cesco-Résia. Mise en espace : Alain Cesco-Résia, Bernard Proust. Une chaise dans le clair obscur d'un espace presque nu. L'acteur entre et s'avance face au public. Il se déshabille. Il a posé soigneusement ses bottines à l'avant-scène, à cour, et ses vêtements sur la chaise. Il est presque nu. J'ai écrit Habeas corpus au cours de l'hiver 2007-2008. J'explorais une forme implicite de théâtre, une petite forme, banale, quotidienne, inaperçue et que tout un chacun a pratiquée et pratiquera : la visite médicale ! " Déshabillez-vous ! "
8 euros pour les adhérents de l'UPA; 15 euros pour les trois représentations
Chaque soirée sera suivie d'une rencontre, avec les acteurs et avec l'auteur
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